23 avril 2015 ~ 0 Commentaire

Comment je suis arrivé à découvrir la voyance

Comment je suis arrivé à découvrir la voyance

il y a quelques années, quand mon père est mort, j’ai dû déménager pendant quelques mois au Maroc. Franchement ça été l’expérience la plus désagréable de ma vie. Je n’avais rien contre les autochtones évidemment, je dois même avouer que c’était des gens plutôt sympas vu la situation dans laquelle je me trouvais. Je n’étais pas très agréable, ni dans de bonnes dispositions, et pour être tout à fait franc, je ne faisais pas d’effort.

Dit comme ça, je n’ai pas l’air d’être quelqu’un de très sympathique. Et honnêtement, je ne sais pas si je le suis au fond vraiment.

Toujours est-il que c’était une situation très stressante pour moi, je visais avec mon oncle, ma mère était morte quand j’étais petit, et c’était pour ainsi dire ma seule famille.

Je détestais mon cousin : c’était un sale gamin, arrogant et teigneux, à la limite de la méchanceté, sadique, et, pour couronner le tout, plus bête que mes pieds. Je n’étais pas dans mon assiette, j’étais très affecté par la mort de mon père, j’avais très peur de ce qui allait arriver par la suite.

Ma seule source de réconfort, c’était notre voisine et ses deux filles, qui était vraiment très gentil avec moi. Mais bon… pas facile d’établir le contact avec le sexe opposé dans les pays d’Afrique du Nord, surtout si on est un beau jeune homme en quête de ses premiers amours.

Un jour, alors que je revenais du marché, j’ai croisé Fatima. Elle rentrait de son travail, et m’a proposé de marcher un peu avec elle, chose qui m’a très surpris car c’était la première fois qu’elle prenait les devants, elle qui était d’habitude si réservée. Aujourd’hui encore je ne sais pas ce qu’il est passé par la tête, mais étais ravi de pouvoir converser un peu avec elle. Alors que nous approchons de sa maison, elle me prend par le bras et m’entraîne dans une petite ruelle, commence à me dire que cela fait longtemps qu’elle attend de pouvoir être toute seul avec moi, puisque sa sœur était toujours à ses côtés (elle était malade ce jour-là).

Ces grands humains et sa respiration haletante ont eu raison de ma retenue, je l’attrapais par les hanches, la–contre moi, et une seconde plus tard nous nous embrassions. J’étais aussi surpris que transi, mais je parvins tout de même à la lâcher. Elle recula d’un pas, elle aussi un peu surprise, mais me fit ce jour-là le plus beau sourire qu’il eût été de donner de toute ma vie. Elle baissa le regard, croisa les bras et passa une main derrière sa tête, et me dit avec un petit air gêné « je ne suis pas supposé faire sa, mais tu n’es pas comme les autres »… elle me fit un petit signe de la main est partie en courant.

Je rentrais le cœur léger, pour la première fois depuis des semaines, encore un peu troublé par ce qui venait de se passer. Il faut dire que c’était vraiment la personne que je préférais là-bas, et je n’avais pas encore pris complètement conscience des sentiments que j’avais pour elle.

Je rentrais chez mon oncle et commence à préparer le repas de cinq heures. Et alors que je m’étais la table, j’entends mon oncle qui se dispute avec quelqu’un. J’ai tout de suite compris ce qui se passait. Une voisine vous avez vu, et c’était l’esclandre.

Mon oncle arrive en furie dans la cuisine, me colle une gifle phénoménale, et commence à m’incendier : « mais bon sang, qu’est-ce qui te passe par la tête, tu n’as pas idée de faire des choses pareilles ! Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu cherches à faire ? C’est Aram ce que tu as fait ! La mère de Fatima est furieuse ! Heureusement que je connais depuis longtemps, elle m’a promis qu’on allait en rester là, mais là, tu me déçois beaucoup ! C’est fini ! À partir de maintenant, tu ne les fréquentes plus, tu as compris ? C’est trop grave ! »

J’étais déjà parterre à cause de la gifle, mais la douleur physique, ça n’était rien par rapport à ce que j’ai ressenti quand il m’a dit que je ne pouvais plus la voir.

Les jours qui ont suivi, impossible d’apercevoir les filles, j’étais définitivement tout seul à la maison. Je déprimais, j’arrêtais de manger, j’avais du mal à dormir. Je me sentais seul et j’avais envie de mourir. Et franchement, s’il ne s’était pas passé ce que je vais vous raconter, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Quelques jours plus tard, alors que je tournais dans mon lit, je décidai simplement ne pas continuer. Abandonner. Ne plus me battre. D’être vulnérable et de ne rien faire pour ma propre survie.

Alors que je me laissais complètement aller, et que je priais au fond de moi pour mourir dans la nuit, quelque chose de très étrange, d’inattendu, se produisit : j’étais dans le noir, allongé seul sur mon lit, et je commençais à avoir des formes apparaître lentement devant moi. Au début, c’était très difficile à distinguer. Et j’étais tellement déprimé, tellement abattu, que je ne réagissais même pas. Au bout de quelques minutes, je parvins avoir des formes très propres, très précise, c’était un immense mandala de fleurs et d’arabesques qui se dessinaient devant moi. Mais ce n’était pas quelque chose de figé, c’était quelque chose qui évoluait, quelque chose de vivant, au sein duquel je pouvais distinguer de nombreux symboles religieux : des hommes méditant, des femmes brillants, des hommes parlant à une foule, et des choses beaucoup plus simples aussi, comme un enfant qui joue avec un chien, un cordeau, les fleurs, des papillons.

Cela dura quelques minutes, je ne sais pas combien exactement, puis cela s’arrêta d’un coup. J’étais à nouveau dans le noir. Non pas que j’avais repris conscience, et que je me battais ou que je réagissais à cette vision, je pense aujourd’hui que c’était juste quelque chose pour attirer mon attention. Puis j’entendis clairement une voix. Non, pas une voix, une pensée. Une forme psychique qui s’adressa à moi, dans un langage qui n’a pas de mots, pas d’enveloppe, pas de substances. C’est comme si les pensées passaient directement d’un réceptacle à un autre. Et cet être qui s’adressa à moi était une entité bien distincte de la personne que je suis. Elle me dit « tu ne doit pas avoir peur, tu ne dois pas douter, nous t’observons depuis longtemps et nous allons continuer de le faire. Tu es sur la bonne voie, mais tu dois te ressaisir, car ta vie n’est pas terminée. Il y a beaucoup de choses que tu peux faire pour les autres, tu as un grand talent que tu ignores, et tu dois poursuivre ton évolution. Maintenant dort, demain sera un autre jour, et il y aura toujours un nouveau lever de soleil. »

Après, je crois que je me suis endormi. Et le lendemain, je me réveillais frais comme une rose. C’est un peu abasourdi que je descendais les escaliers, et que je commençais à réfléchir à ce qui venait de se passer…

j’ai fait des recherches sur Internet, et j’ai trouvé de nombreux autres témoignages de personnes qui ont vécu un épisode similaire lors d’une période de stress intense. Vous pouvez regarder sur les pages ci-dessous :

 http://www.pratique-du-yoga.com/forum/viewtopic.php?f=2&t=95&p=4123

http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t14543-temoignage-d-une-experience-spirituelle-vecue

 

Après tout ça, ma vie a bien changé. Je vous raconterai la suite un peu plus tard, je suis fatigué.

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Theologiechretienne |
Paroisse Sainte Rita |
RETOUR AFFECTIF EN 3 JOURS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Krebsgreene5
| Catéchuménat diocèse de Str...
| Francepourchrist