12 mai 2015 ~ 0 Commentaire

Une autre expérience troublante

Je vais vous raconter une autre expérience troublante que j’ai vécue peu de temps après celle que je vous ai raconté l’autre jour.

Cela fait plus de 15 années maintenant, et je ne crois pas avoir encore saisi toute la profondeur de cette expérience. Enfin, pas de celle qui va suivre du moins…

Cela faisait maintenant plusieurs mois que j’étais chez mon oncle, et il me tardait de rentrer en France, même si je savais qu’aucune famille ne m’attendait réellement là-bas. Après quelques semaines de désespoir le plus complet, mon oncle finit par remarquer que je n’allais pas bien, et après une longue conversation, il fut convenu que je devais rentrer en France. À cette pensée, j’avais le cœur un peu plus léger, mais je me sentais toujours diminué du fait de ne plus pouvoir voir ma petite voisine. Trois jours avant mon départ, je me promis donc que je devais au moins lui dire au revoir. L’avant-veille de mon départ, j’ai réussi à me faufiler hors de la maison quand la nuit était tombée, je me rendais discrètement jusqu’à la maison voisine, celle de Fatima.

amour-secret

Je jetais des petits graviers sur les volets, à intervalles réguliers, un toutes les 30 secondes environ. Au bout de cinq minutes, le volet s’ouvrit. Je me cachais et observais : c’était elle, pas son père. Je sortais de derrière le petit muret, et lui fit un petit signe de la main. Elle se retourna, regarda dans sa chambre, et sortit par la fenêtre. Elle courut jusqu’à moi et se jeta dans mes bras. Tous les deux, nous fondîmes en larmes. C’est surprenant à quel point on se laisse vite aller quand on est jeune ! Nous avons passé quelques minutes dehors, dans le froid, collés l’un à l’autre, à échanger quelques mots d’amour, c’était bouleversant. Mais malheureusement, cela ne fut que de courte durée, car sa mère nous vit…

Aie Aie Aie, je parti en courant, et j’entendais sa mère qui hurlait contre elle, ça ne sentait pas bon du tout. Je remontai précipitamment dans ma chambre, en essayant de faire le moins de bruit possible, même si je savais qu’au point où j’en étais, ça ne changerait pas grand-chose. Je me remis vite dans mon lit, en pensant que la tempête viendrait le lendemain matin. Je repensais à Fatima, j’étais incapable de m’endormir de toute façon. Au bout de quelques minutes, quelqu’un frappait à la porte. J’entendais mon oncle qui se levait, et je savais que ça n’allait pas être bon… et plus je pensais à ce qui allait se produire, plus une vision s’imposait à moi : celle du vieux seau avec lequel je trayais les chèvres

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